Du 10 juillet au 15 août, le parvis de Jérusalem est animé par une joyeuse bande de jeunes vêtus de vareuses jaunes.
Vous êtes épuisés par l’ascension de la grande rue sous un soleil de plomb et au milieu d’une foule étouffante? Ils vous tendront un verre d’eau fraiche accompagné d’un grand sourire.
Vous rentrez dans l’église Saint-Pierre pour y profiter d’un peu de silence? Ils vous accompagneront dans votre démarche spirituelle, prieront avec vous et vous proposerons de laisser une intention de prière.
Vous vous demandez, au pied de l’Abbaye, comment les hommes ont eu la folie de construire un tel édifice qui défie les lois physiques? Au travers d’une démarche spirituelle et en déambulant dans les rues du Mont, ils vous parleront de la foi des bâtisseurs et du message du Sanctuaire du Mont Saint-Michel.
Mais ces gardiens, qui sont-ils?
Ce sont des jeunes bénévoles, âgés de 20 à 30 ans, désireux de se mettre au service des pèlerins et visiteurs du Mont pour une semaine. Tout au long de l’été, environ 80 jeunes ont répondu à l’appel. Au Mont, désormais, tout le monde leur a donné le nom de « vareuses jaunes ».
Et d’où viennent-ils?
De toute la France! et même d’irlande pour l’une d’entre eux… Ils sont animés d’un même amour de l’Eglise, de saint Michel et du Christ, et d’un grand désir d’annoncer à tous l’Evangile.
Comment se déroule leur service?
Les gardiens sont logés par le sanctuaire dans le village de Beauvoir, à quelques km du Mont. Le matin, le Sanctuaire prend soin d’eux (temps de prière, enseignement par un prêtre, un frère ou une soeur de l’Abbaye, un séminariste. Puis ils participent à la messe à l’église Saint-Pierre ou à l’Abbaye, ils accueillent les visiteurs sur le parvis de Jérusalem (qui appartient au diocèse) ou à l’église tout au long de l’après-midi. Ils passent ensuite la soirée ensemble, et se détendent des efforts qu’ils ont fournis, sans compter, tout au long de la journée.
Pourquoi « gardiens »?
D’abord il y a une référence aux anges gardiens, bien sûr! Mais aussi pour rappeler quelque chose: le Mont est un patrimoine spirituel, culturel et historique que nous avons tous la responsabilité de garder en tant que société. Mais la meilleure façon de conserver quelque chose, de le garder, c’est de l’utiliser, de le faire vivre. Les gardiens en vareuses jaunes ne sont pas chargés de garder le musée: c’est la responsabilité. Ils sont chargés par le sanctuaire de garder le message spirituel du Mont, et pour cela, de le partager, de le diffuser à tous vents. Dans la vie chrétienne, garder le trésor de la foi, ce n’est pas le mettre sous cloche ou dans un coffre blindé, c’est le partager au plus grand nombre.
Est ce que l’expérience se reproduira?
au vu des retours que nous avons reçus des uns et des autres, nous aurions tort d’en rester là! De nombreux visiteurs ont été touchés de se sentir accueillis et même attendus par ces jeunes. Les petites attentions, comme la distribution gratuite de verre d’eau, les coloriages à disposition pour les enfants, la surveillance des poussettes ou des animaux de compagnie pendant les visites de l’Abbaye… Mais aussi la joie, les sourires, les parcours spirituels, les chants, les conversations gratuites et bienveillantes… Tout cela n’est pas grand chose, mais c’est tellement agréable pour les visiteurs de sentir que le Mont n’est pas qu’un lieu touristique ou commercial, c’est aussi un lieu de rencontre avec l’autre… et aussi, nous l’espérons, avec l’Autre.
L’été prochain, on recommence! si vous êtes intéressés pour participer, les conditions sont simples:
– avoir entre 20 et 30 ans,
– aimer Jésus,
– aimer les gens,
– aimer le Mont!
Vous pouvez nous laisser votre adresse mail, nous vous contacterons pour la prochaine édition!